Bonjour,

Dimanche très tôt dans le verger valencien. La boue est molle, l'air sent la terre mouillée et les oiseaux semblent s'être donné rendez-vous pour le premier tour.

Avec mon café à la main, je vérifie les commandes pour organiser la semaine. Ici, nous faisons comme ça depuis le début : nous récoltons sur commande et sortons chaque matin couper juste ce qu'il faut.

Et cela, fait toute la différence.

Après une légère pluie, le champ respire. La douce goutte de l'aube est la meilleure alliée. Elle pénètre lentement dans le sol, ne le tasse pas, réveille les bons micro-organismes et aide les racines à mieux absorber les nutriments.

Avec un sol frais, les plantes régulent mieux leur température et poussent avec plus de joie. Bref, la pluie tempérée est comme le verre d'eau que l'on boit à petites gorgées et non le seau d'eau qu'on reçoit sur la tête.

Mais s'il pleut trop, c'est la pagaille. Lorsque l'eau stagne, les racines manquent d'air et suffoquent. Au début, cela ne se voit pas, puis l'arbre jaunit et la plante ralentit. De plus, avec une humidité prolongée, des champignons apparaissent et certains fruits pourrissent s'ils touchent l'eau. Dans le champ, tout est une question d'équilibre. Des petites gorgées et non des grandes rasades. 💧

Je vous raconte quelque chose de curieux en marchant entre les rangées. Chaque culture a son point avec l'eau, comme chaque personne avec le café.

Je vous donne des exemples, et j'en profite pour vous annoncer les nouveautés déjà disponibles sur le site.