
Bonjour à tous !
Comme tous les samedis matins, je me prépare mon café et je me mets à lire les nouvelles avec la fraîcheur du potager qui entre par la fenêtre. Et aujourd'hui, je suis tombé sur une nouvelle qui, mon Dieu, pourrait faire l'objet de plusieurs newsletters.
Mais avant, une annonce : nous avons maintenant du froid pour effectuer les livraisons. Nous savons que la chaleur est de plus en plus forte et que les changements de température peuvent affecter les produits, c'est pourquoi, après beaucoup de travail, nous avons trouvé une entreprise pour effectuer les livraisons réfrigérées.
Le délai de livraison sera différent, non plus de 24 heures, mais entre un et trois jours. Mais garantissant que tout arrivera en parfait état. Et, comme toujours, en cas de problème, n'hésitez pas à nous écrire, et avec l'équipe, nous vous apporterons une solution.
Je ne veux rien oublier. C'est quelque chose que nous faisons pour la première fois afin de pouvoir prolonger notre service avec l'arrivée de l'été. Nous voulons continuer à envoyer le meilleur de la campagne espagnole, récolté sur commande et directement du potager ou de l'arbre, mais en garantissant que tout arrive parfait.
Maintenant oui, et vous ne vous y attendez pas : aujourd'hui, je suis tombé sur l'histoire de Shakira et du Trésor public et je suis resté bouche bée.

Les journaux disaient que le Trésor public devrait lui rendre 60 millions d'euros. Presque rien. Ce qui m'a le plus frappé, ce n'est pas le chiffre en soi, mais tout le temps et l'argent qui, apparemment, ont été investis pour faire ce que beaucoup appellent une chasse aux sorcières en raison de son succès... et qui, au final, a échoué.
Moi, qui suis un homme de chiffres simples, je me disais : si quelqu'un me rend 60 millions, j'invite la moitié de l'Espagne à la paella et il m'en reste encore pour réparer tous les nids de poule sur le chemin de la ferme.
Vous vous demandez peut-être pourquoi je vous parle de cela. Parce que c'est là que m'est venue la réflexion qui me trotte dans la tête. Comment se fait-il que l'État ait le temps et l'argent pour ces longues persécutions, mais pas pour travailler réellement à améliorer les conditions de ceux qui travaillent dans l'agriculture ?
Et je ne parle de rien de bizarre. Je parle de choses simples : des chemins ruraux praticables pour que les camionnettes ne sautent pas, une irrigation modernisée là où c'est nécessaire, des démarches qui ne s'éternisent pas, une couverture mobile dans des parcelles où la seule chose qui arrive en continu est le chant des cigales, et des politiques qui protègent un prix juste pour celui qui sème et récolte.
Nous, qui sommes des agriculteurs de toute l'Espagne, nous nous organisons pour vendre directement nos fruits et légumes de nos champs, sans intermédiaires, pour les défendre à un prix juste.
Et malgré cela, les obstacles que nous rencontrons chaque semaine.

J'aimerais que tout cet effort et ce budget consacrés à certaines persécutions soient mis à garantir que le milieu rural puisse réellement continuer, non par inertie, mais avec un avenir.
Avec des services, avec des infrastructures, avec une chaîne alimentaire qui valorise celui qui sème.
Comme je vous le disais, cela ferait l'objet de plusieurs newsletters, mais je préfère qu'aujourd'hui vous gardiez cette image simple : je referme le journal, je respire profondément, je regarde les orangers et je pense que, heureusement, ici chaque nouvelle pousse me rappelle que l'important est de continuer.
Et d'ailleurs, si le Trésor public voulait nous rendre 60 millions, on organiserait peut-être une distribution d'oranges porte-à-porte avec charrette et orchestre inclus 😂, mais pour l'instant, on se débrouille avec la camionnette et un bon déjeuner pour continuer joyeusement.
Heureusement, j'ai toujours la campagne à portée de main, qui, par sa tranquillité, invite toujours à la réflexion sur ce qui se passe au quotidien, mais m'aide aussi à ne pas me laisser affecter.
Je vous l'ai déjà dit à d'autres occasions, mais rien de tel qu'une bonne brise faisant bouger les feuilles des orangers et les fleurs d'oranger, pour se connecter au moment présent.
Je vous laisse avec cette image, ici depuis mes champs. Après tout, rien de ce qui s'est passé ne change nos vies.
Moi, demain, comme chaque jour, je vérifierai vos commandes au lever du soleil, nous irons récolter ce que vous avez choisi et nous le préparerons avec le même soin que d'habitude pour qu'il vous arrive comme fraîchement cueilli de l'arbre.
Et ainsi, pas à pas, nous continuons à construire quelque chose qui en vaut la peine 🍊
Une grande accolade et que tu aies une belle semaine. On se lit samedi prochain.

